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L'ensemble de nos films

Etre Femme et artiste ? Peut on être mère et une artiste accompli ? Les portraits de quatre femmes peintre et sculpteur abordent cette relation difficile et controversée. L’identité publique d’une artiste est au masculin alors que le besoin d’être mère surgit au grès des créations.

Il y a quelques temps, chaque pensée de Christel était dédiée à la peinture, chaque seconde de vie était remplie par la peinture jusqu'à en oublier la faim et le sommeil. Même, si elle reconnaît qu'elle a eu du mal à lâcher cet absolu, Christel ne regrette pas d'avoir quitté cet univers. Aujourd'hui, son rythme est beaucoup plus serein, plus humain; elle reprend goût à la vie normale. Petit à petit, elle se réapproprie sa façon de peindre, son rapport à la peinture a changé.

Lorsque vous la rencontrez pour la première fois, elle vous serre la main et se présente sobrement : « Erutti, sculpteur ». Sa sculpture au premier abord, est un jeu de matière, de matériaux. Transparence, plat, rigidité du verre, mouvement rectiligne du métal pour les matériaux œuvrés par l’homme ; aspérité, rugosité, nœuds du bois et fluidité du sable pour les matériaux œuvrés par la nature. Mais la sculpture d’Erutti n’est pas simplement apparence, la tension, le poids, l’opposition, la mise en relation des éléments sont révélateurs d’une intériorité, d’une personnalité.

L’univers de Guillaubey est humaniste, c’est l’être humain et non la figure humaine qui l’intéresse ; le corps, celui de la femme, le sien, est un creuset inépuisable qu’elle explore. Le ventre, le sexe ne sont ils pas lieu de toute vie ? Dans la vie justement, Guillaubey s’est battue pour mener de front et réussir toutes ses vies de femme : celle de mère, celle d’épouse avec Gérard son mari architecte, et celle d’artiste.

Il y a des destinées qui semblent être orientées, sinon tracées d’avance. Ainsi celle de Jennifer Terrier. Comment, en effet, la jeune femme aurait-elle pu échapper à un climat familial tout entier placé sous le signe des arts ? Jennifer s’est donc lancée corps et âmes dans la réalisation de toiles grands formats représentant des femmes, sujet favori de l’artiste.

Nous allons rencontrer trois curés dans leurs paroisses au contexte différent, dans leur univers quotidien. Ce documentaire va mettre en lumière le rapport des curés, de l’Eglise catholique avec la ville et ses habitants. Ce film est un tour d’horizon de l’état de cette institution aujourd’hui. Chacun des personnages, entourés par leur équipe, dans les coulisses de leur paroisse, témoignera des difficultés auxquelles ils se retrouvent confrontés : moins de prêtres, moins de croyants, contexte urbain particulier…

Monsieur Thierry Goux est ébéniste. Dans son atelier, à Charpey dans la Drôme, il gère une équipe de vingt cinq personnes.

Une pêche rare et particulière pour un homme amoureux de la nature et des traditions. Cette année, Paul Bocuse propriétaire d’un étang de quinze hectares décide de la vider. Ce n’avait pas été fait depuis quatre ans, nous l’avons donc suivi dans les différentes étapes qui permettent de récolter le fruit de ces années d’attente. Tous les deux ans en moyenne, les propriétaires d’étangs en Dombes les vident pour en récupérer le contenu, soit quelques 6 à 10 tonnes de carpes, brochets, sandres et divers poissons blancs.

Une vieille dame vient de laisser l’appartement où elle vivait depuis soixante ans. Ses enfants ont récupéré ce qui avait de la valeur pour eux et ont vendu le reste à un brocanteur, Lucien Curt . Avant le passage de Lucien, j’ai voulu rencontrer l’intimité de ce foyer, celle de ces bibelots encore figés dans leurs rôles d’objets mémoire et créer ainsi les fragments d’une histoire fictive.

La notion de DEVELOPPEMENT DURABLE, considérée hier comme un concept utopique produit par les « écolo baba cool » des années 70, est devenue aujourd’hui « la nouvelle conception de l'intérêt public appliquée à la croissance économique et reconsidérée à l'échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects environnementaux généraux d'une planète globalisée ».

Dans toutes les cultures, à toutes les époques, les êtres humains ont besoin de se distraire, de rire, d'avoir peur, d'éprouver des émotions, de se reposer, de se moquer de ceux qui les commandent. Les hommes ont toujours éprouvé le même besoin de s'amuser, de plaisanter, mais aussi de se cultiver et de se détendre.

Une ville garde la trace de son passé. Tout ce qu'elle a vécu reste inscrit quelque part.

Depuis 12 ans, le lycée Doisneau accueille les jeunes de Vaulx-en-Velin. Dans un quartier réputé difficile, les élèves et les enseignants démontrent que les préjugés ne se justifient pas toujours, que ce lycée est loin d’être un lycée ghetto, comme le craignaient au départ les institutions. Quelle est la pédagogie de l’équipe enseignante ? Quels problèmes rencontre-t-elle ? Que vivent aujourd’hui les lycéens à l’intérieur de ce lycée ?

Depuis 1965, Antoine Brac de la Perrière est installé dans son atelier de la rue du Bœuf, en plein cœur du quartier Saint-Jean, célèbre depuis son classement au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ce quartier, c'est un peu son quartier; puisque son atelier est situé à 50 mètres de l'appartement qu'il habite avec Aude son épouse, et ses quatre enfants. Né en Algérie, formé aux Beaux Arts, ce jeune ébéniste de quarante ans est issu d'une grande famille lyonnaise. Cette filiation ne l'a pourtant pas empêché de connaître quelques années de galère.

Alain est architecte. Valérie, sa compagne, dirige la Maison de l’architecture Rhône-Alpes. Ensemble, ils ont un projet : construire leur propre maison en bois, au cœur du centre historique de la Croix Rousse, en plein centre ville de Lyon. C’est leur histoire que nous allons suivre tout au long du documentaire avec leurs attentes, leurs doutes, leurs joies.

Dominique Lechec, peintre : « … vendre ce que je peint , je ne sais pas, je n’en suis pas encore là, il faut déjà que je m’habitue à l’idée de me séparer de mes toiles. D’ailleurs, j’aurai du mal à vendre une de mes peintures à quelqu’un que je ne sens pas, qui ne me plait pas. De toute façon, moi je n’ai pas le choix, il faut que je peigne, c’est un appel, c’est plus fort que moi… »

Le secteur du bâtiment fait parti des principaux responsables des dépenses énergétiques, de l’effet de serre et de la production de déchets. Le bois est un matériau qui consomme peu d'énergie pour sa fabrication, comparé par exemple au ciment, à la terre cuite ou à l'acier , et il est renouvelable. Ce film a pour objectif de faire part de cet état des lieux grâce aux rencontres avec des professionnels du secteur : charpentier, menuisier…, et avec des propriétaires de maisons en bois. Il présente les différents aspects de la construction, de l’atelier au chantier.

Comment mangeait-on il y a deux mille ans ? Avez-vous une idée de la nourriture que l’on avalait ? En faisant un tour d’horizon des habitudes alimentaires, de l’Antiquité à nos jours en passant par les Gaulois, les Romains, le Moyen-Age, on va voir que selon les classes sociales, les aliments sont différents. Au cours de ce voyage, on s’aperçoit également que la société change, les habitudes de vies et d’alimentation aussi.

Edouard Herriot devient maire de Lyon en 1905, directeur du conseil général en 1910 et sénateur en 1912. Cinquante ans de pouvoir à Lyon ont marqué les esprits. Il participe à l’effort de guerre en 1914, tient tête aux allemands de la seconde guerre mondiale, se rallie à De Gaulle mais revient toujours à Lyon, qui le soutient. Un homme bon vivant et très séducteur pour une ville fidèle.

« En cours de route » est le portrait de trois enseignants, Odile, Didier et Yves, dont le métier est d’enseigner aux enfants tsiganes vivant autour de la banlieue lyonnaise.
Qui sont-ils ?
Odile, Didier et Yves sont les narrateurs et le fil conducteur du documentaire. Dans leur camion école, ils vont nous transporter et nous immerger dans le quotidien de leur travail. Ils nous conduiront dans des lieux, des paysages surnaturels amenant avec eux, leur savoir, leur envie d’éduquer et d’aider pour l’avenir, ces enfants démunis vivant malgré eux en marge de la société.

On retrouve les spécialistes et les décideurs des villes d’aujourd’hui… pour qu’elles deviennent les villes de demain. La ville écologique imaginée par tout le monde va être construite par ces quelques personnes. Prennent-ils en compte les citoyens de demain, c’est-à-dire nos enfants ?
L’enjeu est double, la ville doit être adaptée aux besoins des enfants et en même temps respecter les contraintes de la société urbaine en développement.
Les spécialistes sont interrogés sur des problématiques spécifiques, concernant les différentes échelles de la ville.

Nous suivons des enfants dans la découverte de leur quotidien dans la ville. Nous découvrons les interrogations et les envies qu’ils peuvent avoir par rapport à leur environnement respectif.
Comment peut-on construire les villes de demain pour des enfants qui ne trouvent pas leur place dans les villes d’aujourd’hui?
Comment les enfants perçoivent-ils les rues ? S’y sentent-ils à l’aise ? Le constat est là : les espaces des loisirs pour les enfants sont rares. Occupée par les voitures, la rue est plutôt hostile.

En France, les trois quarts des étudiants exercent une activité rémunérée, soit pendant l'année universitaire, soit pendant les vacances d'été.
Ce double emploi du temps nécessite une organisation rigoureuse. Il est prouvé qu’au-delà de 15h de travail par semaine, la scolarité en pâtit.
Nous vivons au cœur d’une collocation de neuf personnes, dont trois sont étudiants et travaillent. Noémie est étudiante en orthophonie, Mirela en Arts du Spectacle et Alexandra en anthropologie.

Une jeune femme entre dans une pièce, s’assied et nous fait les aveux d’un crime qu’elle a commis. Ce texte étrange réussit à mêler une description détaillée très crue et dure à une présentation qui rend presque anodin l’événement.

Ce film, en présentant des gens et leurs fonctions d’éboueur, va permettre de confronter le spectateur à l’idée traditionnelle qu’il peut avoir sur l’éboueur, à savoir souvent une vision de ce métier dans le déni. La société dans sa grande majorité ne reconnaît pas sa capacité à produire des ordures et renvoie cette négation sur les éboueurs.

La fin des études et l’entrée dans le monde du travail sont la plupart du temps concomitantes pour le jeune actif ; cette concomitance se manifeste par exemple par un ou plusieurs stages de longue durée, qui sanctionnent l’achèvement d’une formation scolaire tout en injectant l’individu dans la réalité de son domaine professionnel.

L’occupation allemande en Franche-Comté instaure des «commandantures» et la ligne de démarcation avec ses patrouilles de soldats et de chiens, ses mines et barbelés. La zone occupée est morcelée par les allemands et une zone interdite entoure la région de Besançon à Belfort. Le problème de l’approvisionnement et les réquisitions par les allemands de locomotives, wagons, nourriture amènent le dépit et la résignation des habitants. L’institution du S.T.O par Laval, grossit les rangs de la Résistance.

A la mobilisation générale de 1939, personne ne craint la guerre. Les gens du Plateau ne la souhaitent pas et les militaires semblent s’amuser. On « organise » une défense... passive. Cette période, où rien ne se passe, annonce la « drôle de guerre ». On découvre l’angoisse avec les couvre-feux et les bombardements. La violence des attaques, en 1940, et la retraite des français inquiètent et déçoivent. Des milliers de gens s’exodent des zones de combat jusqu’en Loire. L’armistice de Pétain ne survient que le 22 juin 1940, quand tous ont déjà perdu leurs illusions.

François Roca et Fred Bernard se sont imposés dans l'édition jeunesse en donnant vie à de grands albums d'une belle densité qui, souvent, bousculent le lecteur. Depuis « La Reine des fourmis a disparu » en 1996, ce duo complice crée un ou deux livres ensemble chaque année. Fred Bernard est l’insatiable curieux, le voyageur, celui qui raconte. François Roca peint à l’huile de grands tableaux époustouflants qui illustre parfaitement les aventures de leurs héros.

L’architecture particulière de l’école Jean Carrière reflète l’aspect écologique dont elle est l’objet. Nous rencontrons les hommes et les femmes qui ont participé à la conception et à la construction de cette école en accord avec la nature qui l’entoure. Le film met en valeur les matériaux utilisés et les caractéristiques de chacun. Il donne vie aux matières et à l’établissement et fait ressortir le lien qui existe entre l’architecture et les enfants. Ce documentaire pose la question du rapport propre à cette école entre l’architecture paysager et la pédagogie.

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