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Patrick Naslès

La ville de Lyon est inscrite au Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO. Différents intervenants : historiens, architectes... nous expliquent l’originalité et la qualité du site naturel : son évolution géographique, l’homogénéité des constructions à travers les siècles, et surtout la culture et la manière de vivre très lyonnaises, tant il est vrai que la notion de patrimoine a évolué pour englober au-delà du patrimoine monumental la notion de « sites d’intérêt exceptionnel et universel » d’un point de vue historique, artistique ou scientifique.

Henri Vincenot (1876-1968) a débuté comme «cheminot-reporter» mais il s’est rapidement illustré dans de nombreuses disciplines : la sculpture, la peinture et le dessin, l’écriture, la musique de composition, le théâtre. Ces livres sont profondément emprunts de la Bourgogne, sa terre natale. Cet homme, si proche de la nature, que l’on surnommait «le Père de la Bourgogne», dont l’accent prononcé et l’amour de sa terre, a redonné à son pays , le prestige oublié et incompris des «étrangers».

Ce documentaire nous montre, le Chanoine Kir, comme un personnage paradoxal. Il fut prêtre et très pieux. Généreux avec les pauvres gens, il fit preuve d’un grand dévouement pour son entourage. Maire de Dijon pendant vingt-trois ans, malgré de nombreux détracteurs, il fut aimé des Dijonnais. Mais il était aussi, selon les témoignages de ceux qui ont vécu à ses côtés : menteur, contradicteur, vindicatif, opportuniste et excentrique. Homme de tous les paradoxes, il reste un des personnages les plus étranges de la politique française de l’époque.

A la mobilisation générale de 1939, personne ne craint la guerre. Les gens du Plateau ne la souhaitent pas et les militaires semblent s’amuser. On « organise » une défense... passive. Cette période, où rien ne se passe, annonce la « drôle de guerre ». On découvre l’angoisse avec les couvre-feux et les bombardements. La violence des attaques, en 1940, et la retraite des français inquiètent et déçoivent. Des milliers de gens s’exodent des zones de combat jusqu’en Loire. L’armistice de Pétain ne survient que le 22 juin 1940, quand tous ont déjà perdu leurs illusions.

L’occupation allemande en Franche-Comté instaure des «commandantures» et la ligne de démarcation avec ses patrouilles de soldats et de chiens, ses mines et barbelés. La zone occupée est morcelée par les allemands et une zone interdite entoure la région de Besançon à Belfort. Le problème de l’approvisionnement et les réquisitions par les allemands de locomotives, wagons, nourriture amènent le dépit et la résignation des habitants. L’institution du S.T.O par Laval, grossit les rangs de la Résistance.